Les Étudians de Paris. Paul GAVARNI, Guillaume Sulpice Chevallier.
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris
Les Étudians de Paris

Les Étudians de Paris

Paris: Bauger, 1839. Item #04520

The Parisian Students' Distractions
Sixty Superb Lithograph Plates by Gavarni

GAVARNI. [pseudonym of Sulpice-Guillaume Chevallier]. Les Étudians de Paris. Paris. Bauger, [1839-42].

First issue. Folio (13 3/8 x 10 5/8 inches; 341 x 270 mm.). Sixty fine lithograph plates by Gavarni humorously depicting the lives of Parisian students of Medicine and Law. Some light foxing or staining (mainly marginal) affecting a few plates, otherwise fine.

Mid nineteenth century black calf over black pebbled cloth boards. Smooth spine decoratively tooled and lettered in gilt. Near fine.

The complete suite of sixty lithographs, eight of which were added only when it was put on sale in an album without text on the back. Of these eight lithographs, one, number 34, has never appeared in Le Charivari, and the other seven were, it is true, published in that newspaper, but under different collective rules, namely: Numbers 49, 50, 56, 57 and 58, under the title Paris in the Evening; Numbers 51 and 52, under the title Nuances du sentiment. Of the 52 other lithographs, number 4 appeared in Le Charivari with the title Etudians of Paris, numbers 54 & 55 under the title Sunday, and number 59 in Le Figaro, under the title Les Reves. Number 48 is a copy of a lithograph by Gavarni (signed "d'apres Gavarni"). All of these plates are surrounded by four-line margins, except number 9 which is surrounded by a single-line margin. The lithographs are all signed Chez Aubert gal. [and] Chez Bauger.

"This is the first of Gavarni's major series. It concerns students of law and medicine, the flower of French youth, for a few years liberated from the constraints of their bourgeois world. Gavarni knows them intimately, as he does their garret lodgings and chronic lack of money, and he is equally at home with their mistresses, untutored grisettes who are loyal and supportive despite their awareness that such liaisons must eventually end. His designs concern the students' distractions rather than their work, which figures only marginally, when a grisette expresses wonder at a skeleton or an embryo in a bottle. Occasionally they must think of the proper society from which they came and to which they must return. In no. 40 one student says to another: "Oh! my dear fellow don't complain! you will be a doctor, I'll be public prosecutor; when you are obliged to have skill, I'll be forced to behave properly, it's that which will be difficult!" The success of the series owed much to those readers of Le Charivari who were enabled by it to relive their own youth." (Gordon N. Ray. The Art of the French Illustrated Book 1700 to 1914, #153).

According to OCLC there are just four examples in libraries and institutions worldwide: The Morgan Library & Museum (NY, USA); Library of Congress (DC, USA), Musees de Strasbourg (France); and the Zentralinstitut fur Kungstgeschichte (Germany).

"Ever since 1837, when their lithographs began to appear side by side in Le Charivari, Gavarni and Daumier have been compared and contrasted. Gavarni's renown was greater in his own time, but over the last 100 years he has been far outstripped by Daumier… Gavarni (1804-1866) was born in Paris, where he was to spend most of his life. His education was mathematical and technical, but he turned to drawing for pocket money, and by the time he was twenty he had published his first lithograph album, Etrennes de 1825. Recréations diabolico-fantasmagoriques… In 1837 Gavarni began his connection with Le Charivari, which did not conclude until 1848. In all he drew 1054 lithographs for his journal (Armelhault and Bocher, p. 81). Most of these appeared in series, some twenty-five of which extend to ten or more plates, and were afterwards published by Aubert in albums. Perhaps the best of these collections are Fourberries de Femmes en Matière de sentiments, Les Étudians de Paris, Les Débardeurs, and Les Lorettes; but some of the rest are of hardly inferior interest. Still further series, contributed to periodicals other than Le Charivari, were also issued as albums." (Ray, pp. 216-217).

Armelhault & Bocher, 614-661; Beraldi, VII, p.51; Ray, 153.

List of Plates:

1. Non bis in idem!
(Axiome de Droit)

2. Ma chère, comment peux tu supporter un homme qui pipe toute la journee dans des horreurs de machines comme ça?
-Prends garde! çava te manger... Eh! B’en ma petite j’etais comme toi, avant: Rien qu’un cigarre... ça me mettait dans tous mes états; mais depuis que je connais Henri, ah! B’en... à prèsent je suis culottèe, vois-tu?

3. Quand on pense que voila ce que c’est qu’un homme... et que les femmes aiment ça!

4. – Qu’est-ce que t’as qui te chifonne? Les anglais veulent de l’argent... promets-leur en. Ton père n’en veut plus donner... tire lui une carotte...
- Cen’est pas ça... c’est ma femme qui se marie, et ça m’embéte!

5. Donation entre vifs.

6. Ô Femme! Chef d’œuvre de la création! Reine de l’humamté! Mere du genre humam... tire mes bottes.

7. Adieu mon bon homme! Je te laisse ma pipe et ma femme,... t’auras bien soin de ma pipe!...

8. Vois-tu? Fifine nons lanterne tous les deux et ça devient chose! Faut en finir! J’te joue ça en trente-six net! Et j’tèn rends quatre...

9. Allons souper! Qu’est-ce qui en joue?

10. T’es bête, va! Pour une queue, une mèchante queue qu’on vous fait... la grande affaire!... avec ça qu’on en manque de femme, à Paris, merci...

11. La première cure.
Tiens Bichette! Une goutte de Rhum... rieu d’excellent comme ça pour la migraine.

12. Article 212 du code civil.
“Les èpoux se doivent mutuellement fidèlite, secours, assistance”.

13. Monsieur et M’ame Ernest.

14. – Combien?
- Devine...
- Trente francs?...
- Quatre francs!
- Cré nom!

15. Mon cher ami je suis en affaire, avec mon oncle...

16. – Qu’est-ce que c’est que cette infamie de petite bête la?
- C’est un cousin a moi, Nim, que je te présente...

17. M’ame Perpignan!... M’ame Perpignan!... deux donzames, une bouteille, deux pains, un filet-champignons, une pomme sautée et deux cigarres... des quatre sous! Rondement!

18. Voila huit mois Auguste que vous me promettez un mantelet, c’est pas gentil! Tu n’as pas le sou! Tu n’as pas le sou! Tu avais bien besom d’acheter encore un cadavre n’est-ce pas?... egoiste! Va.

19. Les lettres de l’ancienne.

20. – Comment vont nos petits èpoux ce matin.
- Fèlix dort comme un sabot, la marièe fume un bout de cigarre.

21. Excusez!

22. – Tu ne la reconnais pas? Eugènie? L’ancienne à Badinguet? Une belle blonde... qui aimait tant les meringues et qui fesait tant sa tête... Oui Badinguet l’a fait monter pour 36 francs.
- Si c’est vrai!
- Non vas! C’est un tambour de la garde nationale... bète! Te ne vois donc pas que c’est un homme!

23. Est-ce aussi votre Tuteur qui laisse des èpingles noires sur votre oreiller?...

24. Cette annèe?... j’ai fait trois femmes et j’ai culotté cinq pipes!... sans compter les fioles que j’ai dècoiffees les carreaux que j’ai cassés et les municipaux que j’ai cognés!... et tu verras que mon auguste pere va dire encore que je n’ai rien fait!

25. Bal à la Renaissance ce soir; lache ton boulet!...

26. Voyons mauvais sujet! Trouvez vous que nos bals vaillent bien vos bastringues de la Chaumière? Est-ce que nos femmes ne valent pas vos grisettes... C’est un autre genre, mon cher oncle, mais c’est moins amusant.

27. – Combien m’en mets-tu donc depapillottes, Nini? Tout le code civil y passera!
- Oui mais, mon Bichon, tu seras gentil faudra voir!

28. – C’est moi! – C’est moi! – Elle me fait l’œil. – Elle gingine à mon endroit. – Tu t’abuses mon petit. – Tu erres, mon vieux. – (a la fois) – Tiens, tiens, tiens, nous avons raison tous deux... Elle louche!...

29. Etude du matin.

30. Pas le sou un jour de Chaumiere!...

31. Oreste et Pylade seraient volontiers morts l’un pour l’autre, mais ils se seraient brouillès s’ils navaient eu qu’une cuvette et qu’un pot à eau.

32. – Et le dimanche, que fais tu? Mon garçon.
- Ma Cousine le dimanche nous allons dans un jardin qu’on appelle la grande Chaumière, ou nous entendons de la musique religieuse.
- Apres Vêpres!
- Apres Vêpres, ma Cousine.

33. On demande: “La barbe rouge de numéro sept”.

34. – Regarde-moi un pen cet habit-là... comme c’est etudié!
- Dèicoquancichicoquandard!
- Vrai?
- Parole!

35. ... à présent tu peux filer!

36. – Mosieu j’suis Cocardeau!
- Eh! Bien?
- Eh! Bien?... eh bien j’suis le malheureux époux de la malheureuse que vous... qui vous... enfin j’suis Cocardeau!
- Eh bien?

37. Ô l’amour d’une femme! Ô inèffable chose! Douce au cœur et splendide a la pensèe! Sainte poèsie qui vous caresse en vous couvrant de majestè: manteau d’or doublè d’hermine... – Avec les queues.

38. Il ètudie la médecine!...

39. – Hier, nous avons ètè a Vincennes avec... tu sais... Lolotte.
- Comment toujours?... ah! ça mais, mon vieux Charles, t’as donc ètè condamnè a la Lolotte a perpètuitè?

40. Eh! Mon cher ne te plains pas! Tu seras mèdecin, je serai procureur du Roi; quand tu seras obligè d’avoir du talent, je serai forcè d’avoir des mœurs c’est çà qui sera dur!

41. – Dis donc, Charles, Paul a donc connu Sophie?
- J’amais! C’est Sophie qui a connu Paul.

42. – Figurez vous, mon petit Mosieu Constantin, que mon scélérat connaissait cette infamie de Felicité – la depuis tout plein de temps!... le soir il me disait: Nini je vas à mon cours de Myologie comparee... j’avalais çà je lui disais: va!...
Jour de Dieu! Constantin, fallait-il etre cormchonne!

43. Il fait son droit.

44. Essaye un peu de ne pas me mener à tous les jugemens, quand tu seras Procureur du Roi, et tu verras!

45. Que diable! Mon neveu, il est bon d’être laborieux mais on ne peut pas toujours travailler aussi! à la campagne on s’amuse: fais comme moi.

46. L’heure du berger.

47. – Ça vaut une pièce de quatorze francs...
- ... tra, la, la, la!...
“Mes vœux sont ceux d’un simple bachelier!” Trois livres dix sous.
- Nous sommes loin d’être d’accord, bourgeois.
- Et votre grimbarde aussi, l’ancien!

48. – Quand je serai ministre de la Justice j’empêcherai les femmes d’empêcher les étudians d’étudier.
- Et on te dira zut.

49. – V’la mon épouse! Attention: j’ai dmé hier avec toi!...
- Où?
- Chez... Guichardy.
- Bon!

50. Amanda!... prete-moi ton tire-botte.

51. A propos d’un amoureux.
Jamais l’entresol ne pardonne à la mansarde: dans le cœur des femmes la jalousie s’accroit comme le carrè des distances; et comme la distance des carrès dans l’escalier.

52. Les Romans donnent le diable aux femmes et les femmes au diable; bien souvent aussi.
Les femmes donnent au diable les romans.

53. Dodophe et titine.

54. – Lambertier est donc avec Caroline?
- Faut croire! Ou bien c’est que l’autre est à Rouen.

55. – Quelle difference y a-t-il entre les bergères et les petits ecus? – C’est qu’on peut faire danser l’argent sans les femmes, et qu’on ne les fait pas danser sans argent.

56. Ah par exemple! Vóilà qui est bizarre!... ce matin j’ai fait un nœud à ce lacet-là et ce soir il y a une rosette!...

57. Angèlique! Angèlique!... elle n’y est pas... cependant, sapristie! Je vois une paire de bottes.

58. – Mademoiselle Bien aimée? – Elle n’y est pas... qu’est-ce que vous lui vouliez?
- O rien! Je voulais lui parler... mais vous lui direz, s’il vous plait qu’on l’attend Rue Neuve St. Georges... elle saura bien ce que ça veut dire – J’ai bien peur de le savoir aussi, moi, ce que ça veut dire!

59. Mr. Charles rêve que sa maîtresse est infidèle...
Mlle. Fèlicitè rêve aux moyens de l’être.

60. – Il y a que cet animal de Margouty ne veut pas me payer mes sept livres dix sous que sa femme me doit... Vous, Benjamin, qui êtes avocat, qu’est-ce qu’il faut faire?
- Faut citer Margouty devant le juge de paix du trezième arrondissement.

Price: $3,250.00